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Circoncision : le Président de la République répond au Président du Consistoire


Le Président du Consistoire a écrit le 22 octobre dernier au Président de la République au sujet d'une résolution du Conseil de l'Europe, adoptée le mardi 1er octobre 2013, qualifiant la circoncision rituelle de « violation de l'intégrité physique des enfants selon les normes des droits de l'Homme. »Après les attaques à répétition contre l'abattage selon le rite religieux (Ché'hita), un autre fondement du Judaïsme était désormais directement visé. 


Si cette résolution n'a pas d'incidence législative directe, elle dénote néanmoins un esprit et un climat délétères à l'égard du Judaïsme et provoque une vive émotion dans toute la communauté juive.


Elle remet en cause de façon explicite notre liberté de culte, droit fondamental garanti par la Convention Européenne des Droits de l'Homme. 


La circoncision est en effet l'acte fondateur de l'identité juive auquel sont attachés tous les juifs, pratiquants et non pratiquants. 


Il y a 70 ans, sur ce même continent, la circoncision était signe de vie ou de mort pour les enfants. Le Conseil de l'Europe insulte leur mémoire. 


Une telle résolution est une agression qui stigmatise à nouveau les juifs, les associant à une pratique « sauvage et barbare », ouvrant la porte à tous les débordements antisémites.Cette résolution est doublement infâmante car elle met sur le même plan l'excision, véritable mutilation génitale dont les jeunes filles sont les vraies victimes, et la circoncision dont de nombreuses études démontrent les bienfaits à l'égard des nouveaux nés.


C'est pourquoi le Président du Consistoire a appelé solennellement le Président de la République Française à faire connaître et défendre une position claire en faveur d'une pratique quadri millénaire qui relève du Droit fondamental d'exercer sereinement la liberté de culte et de conscience.


En réponse au Président du Consistoire, le Président de la République a tenu à rassurer notamment la communauté juive sur la volonté de la France de défendre toujours le droit fondamental d'exercer le culte de son choix. 



Lire la lettre du Président de la République (en pdf)