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Présentation officielle des voeux du Premier Ministre, Manuel Valls


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Synagogue


Devant plus d’un millier de responsables communautaires, le Premier Ministre, M. Manuel Valls, a présenté ses vœux 5775 à la communauté juive de France le 18 septembre à la grande Synagogue de la Victoire, en présence du Ministre de l’Intérieur, M. Bernard Cazeneuve, de M. Shaï Piron, Ministre israélien de l'Education en visite à Paris et de M. Yossi Gal, ambassadeur d'Israël en France, de Mme Anne Hidalgo, Maire de Paris et des Préfets de Police et de Paris Ile-de-France MM. Bernard Boucault et Jean Daubigny, des présidents et vice-présidents des institutions juives ainsi que de nombreuses personnalités civiles.


Dans son discours d'accueil, le Président du Consistoire, M. Joël Mergui, a remercié le Premier Ministre et l’ensemble de son gouvernement, pour leur détermination à lutter contre l’antisémitisme. « Par votre présence et votre engagement, la France réaffirme qu' elle ne deviendra pas une terre de non-droit », a insisté Joël Mergui, revenant sur les événements tragiques de cet été. Il a rendu hommage aux synagogues, cibles d’émeutiers violents, « qui ont porté la haine des Juifs en étendard de la barbarie et de la terreur ».






« La haine des Juifs est toujours la partie émergée de la terreur politique et de la ruine sociale », a martelé le Président du Consistoire, avant de citer Albert Einstein pour qui : « les Juifs sont le baromètre moral des Nations ; s’ils sont persécutés, c’est la bonne santé des peuples et des sociétés qui est remise en question" et Joël Mergui de rajouter que : " si le baromètre oscille, vacille aujourd’hui pour les Juifs, c’est qu’un nouveau fléau est en train de s’abattre sur le monde libre. Hier, le fléau avait pour nom le nazisme (...) Aujourd’hui, il s’appelle islamisme radical ou djihadisme » a clamé le Président du Consistoire.


« Attaquer les Juifs et l’Etat juif avec des mots ou avec des armes, c’est vouloir saper l’esprit démocratique de notre pays, c’est tester sa capacité de résistance, et son degré de vitalité. Laisser dire, c’est presque déjà laisser faire » a souligné Joël Mergui en appelant à une mobilisant des justes et des résistants d'aujourd'hui avant de rendre un  hommage appuyé à la jeunesse juive pour sa retenue et sa dignité et remercier le Premier ministre pour son courage et sa détermination en souhaitant à tous nos concitoyens une heureuse et douce année 5775.  


Dans sa courte allocution, le Grand Rabbin de Paris, M. Michel Gugenheim a dénoncé la situation sécuritaire dégradée de la communauté juive, mais a souligné combien l’engagement des autorités publiques était « une lueur d’espoir, une source de réconfort et d’optimisme ». 



« Cette ambivalence dans la perception de la situation s'accorde curieusement avec la fête de Roch Hachana, que nous nous apprêtons à célébrer », a déclaré le Grand Rabbin de Paris, « au moment où les Juifs sont partagés entre la joie et la tristesse, la crainte et l’optimisme confiant », symbolisé par la forme et le son du Chofar que nous sonnerons dans quelques jours. « C’est quand on prend conscience des dangers et des enjeux qui pèsent sur nous, que l'on est amené à y parer et à espérer », a conclu le Grand Rabbin de Paris.


Le Grand Rabbin de France, Haïm Korsia, a quant à lui rappelé que les Juifs étaient à l’avant-garde de la République et réaffirmé sa confiance envers les plus hautes autorités de l’Etat pour lutter contre le racisme et l’antisémitisme. « Aujourd’hui, Monsieur le premier Ministre, nous votons par acclamation la confiance en notre gouvernement » a lancé Haïm Korsia.




Evoquant le risque de « l'indifférence de la société » face à la montée de l'antisémitisme, il a enjoint la société à se mobiliser massivement tout en saluant l'initiative  très symbolique des Allemands d'organiser une grande  manifestation qui a réuni plusieurs milliers de personnes à Berlin le week-end dernier.
« Aidez-nous à bâtir des ponts, au lieu de construire des murs qui nous retranchent du reste de la population », a déclaré le Grand Rabbin de France  et « soutenez par votre accord, ou devrais-je dire, votre bénédiction, des programmes éducatifs prometteurs » prônant le vivre-ensemble et la connaissance de l’Autre dans les écoles de la République.
Réaffirmant sa confiance en la République et en ses valeurs, le Grand Rabbin de France a conclu : « Proposons une espérance et redisons ensemble heureux comme un Juif en France’».


Leur succédant à la tribune, le Premier Ministre, Manuel Valls, s’est employé à rassurer la communauté juive inquiète et fut à plusieurs reprises longuement applaudi.


 


Le chef du gouvernement a reconnu l'expression ces derniers mois d'un « nouvel antisémitisme qu'il faut combattre, sur fond d'un antisionisme qui propage la haine du juif » « Se dire antisioniste ou nier le droit à l'existence de l'Etat d'Israël en  voulant éviter l'accusation d'antisémitisme n'est pas possible », a déclaré Manuel Valls.
« Oui, la lutte contre le racisme et l'antisémitisme est une grande cause nationale » a lancé Manuel Valls, tout en reconnaissant que le plan d’action national de lutte contre le racisme et l’antisémitisme n’était pas à la hauteur des enjeux. Il a pris l’engagement  de le « remettre à plat,  pour lui donner de l’ambition et de la visibilité » et assuré que notamment « le fonds interministériel de prévention de la délinquance sera à nouveau mobilisé en 2015 pour permettre de financer les travaux de sécurisation» des lieux de cultes et bâtiments communautaires.
Evoquant, le rôle de la France au sein de la coalition contre le djihadisme le chef du gouvernement a réaffirmé avec force combien la lutte contre l’antisémitisme et le racisme était justement, du fait du contexte actuel, de nature à  mobiliser tous les français et à espérer en la France qui s'engage, même au-delà de ses frontières au nom de ses valeurs.
Après  avoir plaidé contre l'indifférence  et pour que la résurgence des actes antisémites ne demeure pas sans réponse ni écho dans l'opinion, le Premier Ministre a exhorté les Français à se mobiliser pour  une France, fière de ses origines comme de ses cultes multiples qui font sa force et sa richesse.
Commentant les chiffres croissants de l'Alyah qui témoignent des  « doutes (qui) peuvent pousser certains d’entre vous (...) à chercher un autre avenir ailleurs, je dis que la France est capable du meilleur, » tout en soulignant avec conviction que l’avenir des Juifs français était « ici, à Paris, en région, dans toutes les communautés que vous aimez ».
« Je l’ai dit à plusieurs reprises, je le redis ce soir avec toujours la même émotion, la même sincérité : sans les Juifs de France, la France ne serait plus la France », a souligné Manuel Valls, avant de souhaiter Chana Tova à l’ensemble de la communauté juive de France.



Devant plus dun millier de responsables[1]  communautaires[2] , le Premier Ministre, M[3] . Manuel Valls, a présenté ses vœux 5775[4]  à la communauté juive de France le 18[5]  septembre à la grande Synagogue de la Victoire, en présence du Ministre de lIntérieur, M[6] . Bernard Cazeneuve, de M. Shaï Piron, Ministre israélien de l'Education en visite à Paris et de M. Yossi Gal, ambassadeur d'Israël en France, de Mme Anne Hidalgo, Maire de Paris et des Préfets de Police et de Paris Ile-de-France MM. Bernard Boucault et Jean Daubigny, des présidents et vice-présidents des institutions juives ainsi[7]  que de nombreuses personnalités civiles.

Dans son discours d'accueil, [8] le[9]  Président du Consistoire, M. Joël Mergui, a remercié le Premier Ministre et lensemble de son gouvernement, pour[10]  leur détermination à lutter contre lantisémitisme. « Par votre présence et votre engagement, la France réaffirme qu'[11]  elle ne deviendra pas une terre de non-droit », a insisté Joël Mergui, revenant sur les événements tragiques de cet été. Il a rendu hommage aux synagogues, cibles d’émeutiers violents, « qui ont porté la haine des Juifs en étendard de la barbarie et de la terreur ».


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