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Consultation sur le don d'organes au Ministère de la Santé

Mercredi 24 février 2016


Le 24 février dernier, s’est tenu un groupe de travail relatif au don d’organes au Ministère de la Santé, en présence du Grand Rabbin Bruno Fiszon, représentant le Grand Rabbin de France. Ces consultations sont menées en vue de l'établissement d'un décret ministériel portant sur les modalités de refus du don d’organes.


Aujourd’hui, la loi prévoit qu'en l'absence d'un refus inscrit au RNR (registre national des refus), chacun est considéré comme un potentiel donneur.


L'absence du judaïsme sur cette question est l'objet de débats.


Le don d'organes fait depuis longtemps l’objet de débats au sein du judaïsme, non pas quant au principe-même du don, qui peut être admis sous réserve du consentement préalable du donneur, mais aux caractéristiques cliniques permettant la prononciation de la mort d’un individu. Pour certains décisionnaires, seule la mort cérébrale importe. Pour d'autres en revanche, elle doit être accompagnée de l’arrêt des pulsations cardiaques et de la respiration. Cette dernière position constitue donc sans conteste une entrave au prélèvement d'organes vitaux, tandis que le don d'organes non-vitaux prélevés sur des individus non-agonisants ne soulève pas de questionnement. Aussi des individus de confession juive, s’appuyant sur ses discussions, sont-ils susceptibles de s'opposer aux prélèvements de leurs organes. Le Grand Rabbin Fiszon s’est donc attaché à préserver des solutions alternatives à l’inscription au RNR en vue de manifester son refus, car certains pourraient ne pas s’y inscrire par méconnaissance de son existence, négligence, superstition, ou encore par refus d'être enregistre dans un fichier.


Le Grand Rabbin Fiszon a ainsi plaidé pour une inscription possible d'un refus dans le dossier médical du patient ou la carte Vitale et insisté sur la nécessité d’un dialogue avec la famille, en l’absence de traces écrites, car il est essentiel que le famille ou une personne référente comme le Rabbin puisse oralement porter le refus de l'agonisant en harmonie avec ses convictions religieuses !


Le Ministère s'est engagé à prendre en considération l’ensemble des remarques formulées lors de cette rencontre.


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