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Hazac : Chabbat plein à Amiens

Vendredi 23 septembre 2016


« C'est grâce aux bénévoles venus de Paris que les Juifs de la Somme peuvent rester juifs », souligne Guy Zarka, président de la petite communauté locale.

 

Une quarantaine de Juifs vivent à Amiens, contre 100 environ il y a 10 ans. Beaucoup sont de souche algérienne. Guy Zarka, président de l'Association cultuelle israélite de la Somme, indique que « les retraités partent au soleil ou au Touquet, la station balnéaire la plus proche, tandis que les jeunes vont étudier puis travailler dans les grandes villes ». Pourtant, il existe encore une synagogue en activité... très partielle dans la cité picarde. Edifiée en 1935, elle comptait un minyan le chabbat jusqu'en 2011. Un rabbin parisien se déplaçait en fin de semaine et les jours de fêtes pour animer l'office, en compagnie de ses enfants qui complétaient le quorum de 10 hommes nécessaire pour une prière en groupe. Depuis, la Hazac a pris le relais et représente le dernier lien entre les Juifs locaux et la pratique des mitzvoth. L'association consistoriale dépêche 6 shabbats par an 5 jeunes issus de grandes communautés d'Ile-de-France pour permettre à ceux qui le souhaitent d'observer le repos hebdomadaire en suivant autant que possible les préceptes de la Halakha.


Les 23 et 24 septembre, dans le cadre des 10 Jours du Consistoire, le petit groupe emmené par Michaël Boublil, du 16ème arrondissement, a donc assuré l'office, délivré un dvar Torah sur la paracha... Le vendredi soir, une quinzaine d'Amiénois étaient présents et  un peu moins le samedi matin. Ce n'étaient pas forcément les mêmes. La plupart des personnes âgées, en particulier, préfèrent éviter de sortir après la tombée de la nuit et sont venues prier le 25. Un kiddouch a été offert dans le petit appartement situé au-dessus de la synagogue et qui appartient toujours à la communauté. C'est là que les 5 bénévoles ont dormi.


« Le simple fait d'assister à la prière de shabbat est pour nous un événement, puisque notre ville est dépourvue de services casher, commente Guy Zarka. C'est grâce au dévouement des militants de la Hazac que nos coreligionnaires de la Somme peuvent rester juifs. C'est ainsi que nos enfants, lorsqu'ils nous quittent pour Paris, Jérusalem ou ailleurs, ont souvent à coeur d'intégrer une communauté leur permettant de vivre une vie confessionnelle pleine et entière. Voilà pour moi une vraie satisfaction ».


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